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Juillet 2026 a été le deuxième mois de juillet le plus chaud mesuré dans le monde

Copernicus évalue la température moyenne mondiale de juillet 2026 à 16,90 °C, soit 1,47 °C au-dessus du niveau préindustriel. Le mois se classe au deuxième rang, à égalité selon les arrondis.

Photo d’illustration — Thermomètre urbain affichant 36,5 degrés pendant une vague de chaleur à ParisWikimedia Commons — Daieuxetdailleurs — CC BY-SA 4.0 — source

La température moyenne de l’air à la surface du globe a atteint 16,90 °C en juillet 2026, selon le service européen Copernicus sur le changement climatique. Le mois se situe 0,67 °C au-dessus de la moyenne des mois de juillet de la période 1991-2020 et 1,47 °C au-dessus du niveau préindustriel estimé pour 1850-1900.

Dans la série ERA5 utilisée par Copernicus, juillet 2026 est pratiquement à égalité avec juillet 2024 : l’écart n’est que de 0,01 °C. Les deux mois sont classés conjointement au deuxième rang derrière juillet 2023. Une différence aussi petite se trouve à la limite de la précision utile pour comparer des moyennes mondiales ; le classement exact peut d’ailleurs varier légèrement selon les jeux de données et leurs méthodes.

L’Organisation météorologique mondiale a également décrit juillet 2026 comme le deuxième mois de juillet le plus chaud jamais observé, en synthétisant plusieurs ensembles de données internationaux. Les organismes ne mesurent pas directement chaque point du globe. Ils combinent les observations des stations, navires, bouées et satellites avec des méthodes d’analyse permettant de couvrir les régions moins documentées.

Un mois à 1,47 °C au-dessus de 1850-1900 ne signifie pas que la limite de 1,5 °C de l’accord de Paris est définitivement franchie. Cette limite concerne le réchauffement moyen sur une longue période, pas une seule moyenne mensuelle. Les fluctuations naturelles peuvent pousser temporairement un mois ou une année au-dessus ou au-dessous de la tendance de fond.

Le chiffre reste néanmoins cohérent avec un climat durablement réchauffé par les émissions humaines de gaz à effet de serre. Les mois les plus chauds se concentrent désormais dans les années récentes. Les variations liées au phénomène El Niño, à La Niña, aux températures océaniques ou aux aérosols modulent le résultat, sans annuler l’influence dominante de l’accumulation de gaz à effet de serre.

Les contrastes régionaux ont été marqués. Copernicus a relevé des conditions particulièrement chaudes dans plusieurs régions terrestres et des températures de surface de l’océan exceptionnellement élevées dans certaines zones. Une moyenne mondiale ne décrit donc pas l’expérience de chaque pays : une région peut connaître un mois relativement frais pendant que d’autres enregistrent des anomalies extrêmes.

En Europe, la chaleur s’est combinée à un déficit de précipitations et à des sols secs dans une partie de l’ouest et du centre du continent. Copernicus indique que certaines zones, dont des secteurs français, ont connu des niveaux d’humidité des sols très bas dans la série remontant à 1979. Ces conditions peuvent aggraver les risques d’incendie, réduire les rendements agricoles et peser sur les ressources en eau.

L’océan joue un rôle central. Il absorbe l’essentiel de l’excès de chaleur associé au réchauffement et influence les températures de l’air. Une mer très chaude peut renforcer certaines vagues de chaleur côtières et affecter les écosystèmes marins. Là encore, les moyennes mondiales masquent des écarts importants d’un bassin à l’autre.

La comparaison des classements doit rester prudente : Copernicus, la NOAA et d’autres centres n’utilisent pas exactement les mêmes périodes de référence ni les mêmes traitements. Le constat commun est toutefois robuste : juillet 2026 appartient au groupe très restreint des mois les plus chauds observés.

Au-delà du rang, la donnée la plus importante est la persistance d’anomalies élevées. Un record isolé peut attirer l’attention, mais les décisions d’adaptation concernent une tendance de plusieurs décennies : chaleur, sécheresse, pluies intenses et montée du niveau marin exigent des réponses adaptées aux risques propres à chaque territoire.

Sources

  • La liste des sources de cet article n’est pas disponible publiquement pour le moment.

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